Autrui est il condition ou limite à ma liberté ?
Si l'on juge de tels dispositifs bien sophistiqués, il suffit de revenir à la vie de tous les jours pour constater qu'autrui entrave ma liberté. Les vices tels que la jalousie, la honte, ne sont ils pas des phénomènes fréquents, nuisant à ma liberté, et qui ne sont pourtant présent qu'à cause d'autrui ?
Dans Madame Bovary, la seule apparition de Charles à Emma la met dans un tumulte profond, emprise de honte, de gêne. Or, ces gênes, par définition, nous sont bien involontaires, que notre Raison ne peut maîtriser. Souffrir de ces vices, c'est affirmer alors la limite de notre liberté.
Mais encore, considérer que c'est par le simple regard d'autrui que notre liberté est limitée, c'est se donner une interprétation erronée. Car là encore, c'est également par notre propre regard vis-à-vis d'autrui que notre liberté peut être limitée. Nous désirons sans cesse, sans nous rendre compte des déterminismes qui nous empêchent de contrôler ces désirs.
Car en effet, le désir est mimétique, c'est-à-dire que l'on cherche continuellement à vouloir ce que veut l'autre, l'on cherche à ressembler, à copier, voire à éliminer l'autre. L'homme est donc inscrit dans ce conflit permanent qui consiste en une sorte de " vengeance ". Une chose est d'autant plus désirable qu'elle est désirée par d'autres. Cette idée de violence perpétuelle exclut totalement celle de liberté.




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cette fiche est interessante dans la mesure ou elle traite des 2 notions et de plus elle montre bien le lien entre celles ci
erding le 16/06/2010 à 12:10 - 74250
Permettez moi d'émettre une petite objection , vous répétez ici plusieurs fois la notion d'obligation , " L'homme est obligé d'inventer et de fabriquer des objets parce que " , or il me semble que l'obligation suppose la liberté . Vous soulignez pourtant la nécessité du travail comme condition de la survie de l'homme . L'homme n'est alors pas libre devant le travail , il n'en va pas de sa volonté , ne faudrait-il pas dire " contraint " , si le travail est une fatalité comme vous le dite , l'homme , face à cette nécessité , n'est-il pas " contraint " , dans le sens d'une pression , d'une violence qui s'exerce sur lui et qui le place devant le travail comme condition de sa survie ?
Pauladeb le 16/06/2010 à 09:13 - 72000
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