Autrui est il condition ou limite à ma liberté ?
Le soliptisisme comme connaissance de soi Autrui est il condition ou limite à ma liberté ?
Là encore, il ne faut pas considérer cette limite au simple plan moral, mais également métaphysique. Selon Aristote, plus la connaissance de soi est grande, plus la liberté est élevée.
Il faut donc tâcher à atteindre cette connaissance de soi avec la plus grande vigueur possible. Or, pour Descartes, la découverte du cogito aboutit à une unique certitude: celle de mon être pensant. Ce solipsisme est le point limite de l'idéalisme métaphysique: il définit une attitude du sujet pour lequel rien n'existe en dehors de ma conscience. Tout se passe dans la solitude du moi: je suis seul dans ma tête et ne puis entrer dans la conscience d'autrui.
Dans cette perspective, il faut absolument tenir à l'écart autrui pour atteindre la connaissance de soi. Il semble donc qu'autrui empêche ma liberté, puisqu'il m'empêche d'atteindre la connaissance de moi-même. Pascal également disait qu' " on n'aime jamais personne, on n'aime que des qualités ". Autrui est donc inutile, et en me leurrant sur sa véritable personne, empêche la liberté de ma raison.
A quoi sert autrui, si le véritable amour n'est pas celui que l'on croit, c'est-à-dire envers la personne aimée, mais envers de simple qualités ? Roméo n'aimerait alors point Juliette, mais aimerait sa simple beauté.
Autrui semble donc limiter totalement ma liberté. Il s'agit d'éviter sa présence le plus possible; " on ne peut être vraiment soi qu'aussi longtemps qu'on est seul; qui n'aime donc pas la solitude n'aime pas la liberté, car on n'est libre qu'en étant seul ", disait Schopenhauer.
Toutefois, définir la liberté comme absence de contrainte, c'est en donner une définition factuelle, c'est-à-dire une liberté qui se réfère à l'action, à l'expérience. Cette liberté ne peut donc pas être totale dès lors que nous vivons en société.




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cette fiche est interessante dans la mesure ou elle traite des 2 notions et de plus elle montre bien le lien entre celles ci
erding le 16/06/2010 à 12:10 - 74250
Permettez moi d'émettre une petite objection , vous répétez ici plusieurs fois la notion d'obligation , " L'homme est obligé d'inventer et de fabriquer des objets parce que " , or il me semble que l'obligation suppose la liberté . Vous soulignez pourtant la nécessité du travail comme condition de la survie de l'homme . L'homme n'est alors pas libre devant le travail , il n'en va pas de sa volonté , ne faudrait-il pas dire " contraint " , si le travail est une fatalité comme vous le dite , l'homme , face à cette nécessité , n'est-il pas " contraint " , dans le sens d'une pression , d'une violence qui s'exerce sur lui et qui le place devant le travail comme condition de sa survie ?
Pauladeb le 16/06/2010 à 09:13 - 72000
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