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Le Sujet

Partie 4

Freud « Là ou le « ça » était, « je » doit advenir »: là où j'étais agis par une identité dont le sens m'échappe, je dois ressaisir ce sens, l'assumer, pour le faire pleinement mien. Partant, nous avons à devenir ce que nous sommes, comme le souligne le paradoxe antique (« Deviens qui tu es »)

L'être conscient est ainsi cet être qui, étant, cherche à s'atteindre, et cet écart a pour nom: le sens.

Sartre, l'Etre et le néant, le propre de la conscience est de ne jamais coïncider avec ce dont elle est la conscience. Prendre conscience en ce sens c'est être dans l'écart avec ce dont nous avons conscience.

Cet écart est peut être la forme essentielle de notre liberté, le signe que nous ne saurions jamais être défini ultimement et enfermé dans une identité quelconque, sociale, politique, professionnelle etc.

reconnaître dans tout individu conscient une personne (au sens moral) c'est estimer qu'on ne saurait produire de cet individu un définition achevée et reconnaître, dès lors, que ses possibilités outrepassent toujours le rôle qui lui est attribué socialement, professionnellement, politiquement et que l'on ne peut réduire donc à un objet, une simple fonction, un « numéro » dans la grande machine à produire et à obéir.

Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs, nous ne pouvons jamais être réduits à de simples moyens, nous sommes des « fins en soi », c'est à dire l'expression d'une liberté qui ne se laisse jamais instrumentaliser. L'échec de la connaissance objective de notre subjectivité est ainsi le signe le plus éclatant de notre liberté.

 

 

Un grand merci a Clemm31 membre de www.bac-s.net

 

Auteur : Oppaz
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cool la conclusion

rosine le 19/12/2010 à 23:18 - 237

cool la conclusion

rosine le 19/12/2010 à 23:18 - 237

cette fiche est interessante dans la mesure ou elle traite des 2 notions et de plus elle montre bien le lien entre celles ci

erding le 16/06/2010 à 12:10 - 74250

Permettez moi d'émettre une petite objection , vous répétez ici plusieurs fois la notion d'obligation , " L'homme est obligé d'inventer et de fabriquer des objets parce que " , or il me semble que l'obligation suppose la liberté . Vous soulignez pourtant la nécessité du travail comme condition de la survie de l'homme . L'homme n'est alors pas libre devant le travail , il n'en va pas de sa volonté , ne faudrait-il pas dire " contraint " , si le travail est une fatalité comme vous le dite , l'homme , face à cette nécessité , n'est-il pas " contraint " , dans le sens d'une pression , d'une violence qui s'exerce sur lui et qui le place devant le travail comme condition de sa survie ?

Pauladeb le 16/06/2010 à 09:13 - 72000

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