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Le Sujet

Partie 1

Kant, Critique de la raison pure, pour qu'il y ait connaissance il faut qu'il y ait un sujet, un je qui pense, un être conscient qui se rapporte à un objet. Le « je » n'est pas un objet de ma pensé parmi d'autres mais le fondement de toutes mes représentations et de toutes mes pensées, ce que toute connaissance présuppose.

 

Descartes, Méditations métaphysiques, la conscience est le fondement ultime de toute expérience et connaissance possible. Le fondement pour une science véritable suppose la séparation de la simple vraisemblance de la vérité elle-même. Notre existence fait fonds spontanément sur un ensemble d'évidences, soit spontanés soit qui procèdent de notre éducation, sans que nous ne nous soyons jamais interrogés sur leur vérité ou leur fausseté. Pour séparer les fausses évidences des vrais il faudra donc mettre en œuvre un doute systématique, pourra être considérée comme vraie l'évidence qui aura résisté à une telle épreuve. La plus immédiate de nos évidences est la certitudes sensible, c'est à dire le certitude spontanée que tout ce que nous percevons existe et cela en tant justement que nous le percevons. L'expérience du rêve met en crise cette certitude sensible: une chose peut bien être perçue sans être pour autant. Parmi toutes nos certitudes, le certitude mathématique semble la plus à même de donner un fondement certain à nos savoirs. Hypothèse de Descartes: si Dieu avait voulu que nous nous trompions en prenant pour évidentes ces vérités. Il fait donc l'hypothèse d'un « malin génie » qui se jouerait ainsi de notre esprit en nous faisant prendre pour certain et absolument certain ce qui pourtant est faux. Il semble que nous ne puissions nous appuyer sur aucune évidence et que toutes peuvent être mises en doute (première méditation). Il reste bien pourtant une vérité qui va résister à ce soupçon d'illusion. En effet même si nous nous trompons il faut encore être pour se tromper. Une certitude persiste: celle de mon existence même affirmée immédiatement par ma pensée et cela quel que soit l'objet de ma pensée ou son contenu de vérités.

Douter de notre existence c'est encore affirmer notre existence par ce doute. Ainsi c'est dans l'acte même de penser et non dans un contenu quelconque de pensée que nous éprouvons l'évidence de notre existence.

 

Descartes, Discours de la méthode, « je pense donc je suis », c'est une vérité pauvre mais c'est la seule vérité qui résiste à un doute absolu.

L'intérêt de la thèse de Descartes est de dévoiler la conscience comme le fondement même de tout savoir et expérience possible en tant qu'elle déclare elle-même la certitude de notre existence, certitude sans laquelle rien, nulle expérience ni connaissance, ne pourrait prendre sens.

 

Sachant que je suis je ne sais pas encore qui je suis. Par delà les formes extrêmes de la tragédie, on peut relever que nos existences seraient allégées d'un bon nombre de questions angoissantes si nous étions immédiatement transparents à nous-même dans la simple conscience que nous prenons de nous-même: l'éthique serait inutile; chacun saurait immédiatement ce qui lui convient le mieux, nous ne pourrions jamais nous tromper sur nous même et le bonheur serait aisé à atteindre. Ainsi la conscience de soi ne semble pas être suffisante pour se connaître.

Vouloir se penser c'est donc exprimer une exigence paradoxale, le moi auquel je pense et que je cherche à définir, suppose toujours un « je pense » qui lui ne tombera jamais sous mon propre regard.

 

Auteur : Oppaz
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cool la conclusion

rosine le 19/12/2010 à 23:18 - 237

cool la conclusion

rosine le 19/12/2010 à 23:18 - 237

cette fiche est interessante dans la mesure ou elle traite des 2 notions et de plus elle montre bien le lien entre celles ci

erding le 16/06/2010 à 12:10 - 74250

Permettez moi d'émettre une petite objection , vous répétez ici plusieurs fois la notion d'obligation , " L'homme est obligé d'inventer et de fabriquer des objets parce que " , or il me semble que l'obligation suppose la liberté . Vous soulignez pourtant la nécessité du travail comme condition de la survie de l'homme . L'homme n'est alors pas libre devant le travail , il n'en va pas de sa volonté , ne faudrait-il pas dire " contraint " , si le travail est une fatalité comme vous le dite , l'homme , face à cette nécessité , n'est-il pas " contraint " , dans le sens d'une pression , d'une violence qui s'exerce sur lui et qui le place devant le travail comme condition de sa survie ?

Pauladeb le 16/06/2010 à 09:13 - 72000

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